Tellura
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PARTIE I - COLLISION

Chapter 4 · 2871 words · ~15 min read

Chapitre 1 — Collision

Le grand couloir sombre qu’il traversait tournait autour de lui. Son chemin s’éclairait d’éclairs silencieux. Tout s’accéléra. La terre s’ouvrit. Maxence tomba. Brusquement, il se réveilla. L’air glacé le giflait. Ses entrailles remontèrent dans sa poitrine. L’horreur. La chute était réelle. Le sol se rapprochait dangereusement. Beaucoup trop vite. Il battit des bras, chercha du regard. Quelque chose à quoi se raccrocher. Non. Le vide. Une idée s’illumina. Avec frénésie, il fouilla son dos. Ses doigts ne rencontrèrent que sa peau. L’amertume brûla sa gorge. Pas de parachute. Il était entièrement nu. Il allait mourir ainsi. Affreusement. Sans même avoir eu le temps de comprendre ce qui lui était arrivé. Son cœur palpitait, douloureux. Le sol était de plus en plus proche et il allait s’écraser. Il le savait. À l’instant où il refermait les yeux, se préparant à l’impact, il aperçut une ombre. Quelque chose le saisit sans douceur. D’un coup, il fut projeté et roula.


Un grondement lourd ébranla l’air. Des roches se détachèrent autour du sentier sur lequel elle se trouvait. Immédiatement, Nell pivota. Le ciel venait de se déchirer et quelque chose en tombait. Sans réfléchir, elle s’élança dans le vide pour se réceptionner moins de cinq mètres plus bas. Roz avait bondi dès qu’elle lui en avait donné la consigne mentale. Idiote. Sa précipitation lui en avait fait oublier ses blessures. Un cri lui échappa tandis qu’elle percutait l’échine de sa monture. Pas le temps de s’apitoyer. Elle lança Roz vers le projectile, son regard ne s’en décollant pas. L’effroi la frappa d’un coup. Cette ombre n’était autre qu’un être vivant, un aquaterrien. Elle encouragea la bête à fouetter l’air plus violemment. Son estomac se crispait au rythme des battements d’ailes d’Yroz. Y parvenir, vite. Ses mains s’agrippaient de toutes leurs forces à des touffes de poils, pendant que ses cuisses meurtries pressaient le large dos de l’animal. Sans selle, rien ne la maintenait. La chute n’était pas permise. Qu’importait la menace, elles devaient arriver à temps. Arnwell ordonna encore d’accélérer la cadence. Tout juste au-dessus du sol, Roz réceptionna enfin le corps dans sa gueule. Pas le temps d’être soulagée. Le dégoût émana de la créature. La nausée la gagna. C’était puissant. Aucun doute, seule l’engeance masculine pouvait provoquer une telle réaction chez son destrier. Pourtant, cet être n’était pas un trylin. Son odeur était trop différente. Sa capuche la recouvrit. Se protéger. Être vigilante. Il puait la peur, un relent si âcre que Yroz dut immédiatement relâcher sa proie dans la neige. L’individu gémit pendant qu’il roulait à terre. Aussitôt, l’animal traça des cercles autour de lui, alternant entre des grognements menaçants et des reniflements curieux, ses crocs acérés relevés. Il se recroquevilla, ramenant ses genoux sous son menton, et ne bougea plus.


Que venait-il de se passer ? Maxence se souvenait s’être couché, puis l’endormissement avait été rapide. Il se trouvait dans son lit. Il en était certain. Mais, à présent, il était à l’extérieur et, surtout, il était tombé du ciel. Une amnésie passagère avait effacé le commencement de ce moment. C’était indéniable. Probablement avait-il fait la fête et trop levé le coude. Quelle date était-on ? Lundi, mardi ? Sept jours n’avaient pu disparaître. Et si c’était le début de la semaine, alors impossible qu’il ait consommé de l’alcool. Sa discipline le lui interdisait. Surtout, aucun enterrement de vie de garçon n’était prévu dans son agenda. C’était à ce genre d’occasion qu’on faisait des conneries pareilles, comme sauter d’un avion, à poil et bourré. Rien n’était logique. Il était sans doute en train de dormir. Bien sûr, rêve ! Pourtant, il ne pouvait ignorer la morsure glaciale de la neige sur sa peau. Autour de lui, une présence chaude et lourde circulait lentement. La réalité s’imposa d’un seul coup, brutale. Ce qui l’entourait était vivant. À chacun de ses déplacements, le sol vibrait. La masse devait être considérable, et un instant plus tôt, elle l’avait saisi dans sa… Max s’interrompit, n’osant le formuler même en pensée. Sa gorge se serra et l’air lui manqua. L’envie de voir le traversa, aussitôt étouffée par une peur primale. La paralysie l’étreignait, le rendant incapable de remuer le moindre muscle. Peut-être qu’Hélène n’avait pas tort de le traiter de trouillard. La créature grogna à quelques centimètres de sa tête, lui arrachant un gémissement incontrôlé. L’humidité du souffle de l’animal glissait sur son épiderme. Il se ramassa un peu plus. Disparaître. Non ! Il devait en avoir le cœur net. Lentement, ses paupières s’entrouvrirent. Pas trop. Mais ses bras, repliés autour de son crâne, lui barraient la vue. Alors, avec une prudence extrême, en tentant de maîtriser sa respiration saccadée, il se redressa légèrement. Quand son regard se retrouva nez à nez avec la gueule d’un gigantesque monstre, un cri menaça de lui échapper. Aussitôt, ses yeux se refermèrent et ses membres se resserrèrent. Ses dents s’entrechoquaient malgré lui, tandis que l’immobilité s’enchaîna à ses muscles. Éviter l’attaque. Ne plus faire le moindre geste. Il devait s’y résoudre, cette créature semblait bel et bien réelle. Un coup bref le gifla. L’image d’un chat jouant avec sa proie s’imposa à son esprit. Un courant glacé déferla le long de sa colonne vertébrale. L’épouvante et la tension devenaient insupportables. Stop. Dans un murmure intérieur, il implora des dieux auxquels il n’avait jamais cru pour que tout s’achève vite. Ses entrailles se tordaient douloureusement, engendrant une nausée. Cette impuissance le renvoyait au rang d’un enfant terrifié par le monstre caché sous son lit. Réagir. Il était un homme. Un second impact l’atteignit, plus appuyé. Cette fois, il distingua la forme qui l’avait touché, massive, armée de griffes plus longues que ses doigts. Le prédateur reprit sa lente ronde meurtrière. On ne jaillissait pas du ciel. Les animaux n’étaient pas capables d’intercepter des personnes. Il fallait se relever, comprendre ce qui se passait. Rester ainsi était inacceptable. Mourir sans tenter quoi que ce soit l’était encore plus. Tout cela ne pouvait être qu’une mauvaise plaisanterie qui n’avait que trop duré. En se redressant, il découvrirait ses amis en train de rire et il leur ferait payer. Soudain, plus aucun écho du monstre ne lui parvint. Il forma le vœu que, lassé, il soit parti. Pour s’en assurer, il se rendit plus attentif aux sons environnants. Un bruit sourd. Quelque chose tomba sur la neige. Puis de nouveau le silence. Mais en tendant un peu plus l’oreille, il repéra la respiration éloignée de la bête. Il désespéra et maudit ce foutu démon de ne pas vouloir le laisser en paix.


Perchée sur le dos de Yroz, Nell ne cessait d’observer la scène. Elle encouragea sa monture à le faire réagir. La couleur de sa peau ne correspondait à rien de ce qu’on lui avait enseigné sur les autres espèces. Mais bon, les ennemis extérieurs ne l’avaient jamais intéressée. Elle en avait bien assez avec ceux qui gravitaient autour d’elle. Les cieux n’avaient pu être éventrés que par une mage. L’unique résidante dans ces montagnes était Miyana, mais celle-ci l’aurait prévenue si une telle chose devait se produire. En plus, il n’y avait aucune utilité à envoyer un homme nu au milieu de nulle part. Si c’était une nouvelle technique du gouverneur pour les découvrir, elle semblait vouée à l’échec. Seul le poste de guet se situait dans les alentours. Surtout, sans sa présence, il aurait été pulvérisé en s’écrasant au sol. L’individu remua un peu et releva la tête. Aussitôt, Arnwell se redressa sur ses genoux. Il se cachait, impossible de l’apercevoir. Yroz grogna. Sa main la caressa, la rassurant en silence. Les plus grands ennemis des trylins étaient les shämrãs. Cela dit, ses caractéristiques physiques ne leur correspondaient absolument pas. Leur peau était rouge et, tout comme elle, ils avaient des cheveux de feu. Ses lèvres se pincèrent. Elle avait longtemps espéré en rencontrer un pour enfin constater cette ressemblance dont on l’avait accusé durant toute sa jeunesse. Une seconde fois, une pensée incita Roz à le bousculer. Découvrir son visage. Il gémit, mais résista. L’impatience gagnait. Ses muscles se contractèrent. Elle allait se charger de le faire bouger et ce ne serait pas agréable pour lui. Son nez se retroussa dans une grimace. Répugnant. Cette puanteur de peur brûlait les narines. Un sifflement glissa entre ses dents. Il ne pouvait ignorer à quoi il s’exposait en venant sur ces terres. Même si elle ne servait plus les trylins, jamais elle ne laisserait un ennemi progresser en Amorg. Malgré l’attitude de cet individu, sa vigilance était à l’extrême. Certes, la lâcheté coulait dans leurs veines, mais leur orgueil les poussait toujours à vouloir démontrer leur puissance. Face à un être qui les dominait de loin, ces idiots la menaçaient et tentaient de l’intimider. Ce n’était qu’une fois à terre, l’une de ses lames sur leur cou, que leur erreur les percutait. Plus jeune, il lui arrivait de les libérer, mais ils en avaient systématiquement profité pour recommencer. Depuis, elle avait appris à ne jamais refaire cette erreur. L’amertume lui brûla la gorge. Celui-ci paraissait particulièrement doué pour jouer la comédie. Sa monture cessa sa ronde. Sans arrêter de le surveiller, son corps glissa jusqu’au sol. Debout aux côtés de Roz, elle balaya sa cape et saisit le pommeau de l’une de ses épées. Attendre, encore. Enfin, il finit par esquisser un premier mouvement en relevant timidement la tête. Aussitôt, ses membres se tendirent. Son pouce débloqua la bride et son arme s’inséra légèrement dans sa paume. En même temps, sa jambe droite se déplaça derrière, prête à la propulser. L’étranger se redressa très lentement, tremblant. Lorsque son regard percuta Yroz, il tomba sur les fesses et recula de quelques centimètres. L’ébauche d’un sourire naquit sur les lèvres de la guerrière. La panique se lisait distinctement sur le visage de cet homme. Son attention, rivée sur sa monture, n’avait pas perçu sa présence. Elle en profita pour le détailler. Sa respiration se coupa net. Jamais elle n’avait observé de tels yeux. Aussitôt ils la happèrent. À la fois intriguée et attirée par eux, elle ne put s’en détacher. Ce spécimen ne ressemblait en rien à un trylin. Une pensée l’effleura, mais Nell la repoussa presque immédiatement. Non. Il ne pouvait être l’engeance d’un croisement. On n’avait eu de cesse de lui répéter qu’elle était la seule. Une abomination qui n’aurait jamais dû voir le jour. Un mélange impossible. Pourtant, il était vrai que, si elle était là, il pouvait en exister d’autres. Arnwell l’examina plus attentivement pour essayer de déceler de quelle espèce il pouvait être. Ses pupilles glissèrent de ses cheveux noirs à ses larges épaules, puis sur le reste de son corps musclé. Alors que le métissage était évident chez elle, il ne l’était pas du tout de son côté. Elle plissa les paupières. Sa peau était parsemée de poils. Comme celle des animaux. Le coin de sa lèvre tressauta. Peut-être venait-il de Veceneg, où l’hiver ne finissait jamais. Un frisson la parcourut. Son regard étrange s’était braqué sur elle.


Le courage lui était revenu, sa paralysie s’envola. Il se releva légèrement. Ce n’était pas ses amis qui se tenaient face à lui. Le choc le fit basculer. La créature était terrifiante et gigantesque. Immobiles, ses grands yeux d’un bleu sauvage le jaugeaient. Ce corps semblait composé de différents morceaux soigneusement choisis pour lui donner une carrure de prédateur. Une énorme tête de loup associée à un avant-train de canidé et une croupe de lion. De puissantes ailes de nacre déployées sur ses flancs. Deux longues queues félines, sculptées aux teintes d’un coucher de soleil, cinglaient violemment l’air. Ce mélange hétéroclite s’étirait jusque dans ses couleurs. Une gueule grise. Un poitrail d’abord blanc se mêlait ensuite dans un dégradé allant de l’anthracite au marron. Une chimère ! Bien sûr ! Cette logique le réchauffa. Simple confirmation de la nature onirique du moment. Ses épaules s’affaissèrent dans un souffle de soulagement. Tandis que son regard courait toujours sur la silhouette extraordinaire, il remarqua une petite ombre se tenant à ses côtés. Un énième frisson le traversa douloureusement. L’homme disparaissait intégralement sous un drapé de nuit et une capuche barrant toute observation. Il essaya de percer l’obscurité qui recouvrait son visage. Le noir lui résista, ses traits demeuraient obstinément invisibles. Pas de doute, cet être devait être redoutable, capable de dompter cette créature. Cet instinct qui ne cessait de hurler que tout ça était bien concret. Ses doigts se resserrèrent dans la poudreuse. L’incertitude subsistait. OK, il agirait comme si tout ceci était la réalité. Alors qu’il se préparait à lui faire entièrement face, décidé à ne plus céder d’un pouce, sa complète nudité le gifla durement. La peau exposée. Une main s’appuya dans la neige pour le relever, tandis que l’autre tenta de préserver ce qui pouvait encore l’être. Mais le terrain, traître, se déroba et son corps s’abattit lourdement contre le sol glacé. Le choc vibra jusque dans sa mâchoire. Un juron fusa. Un pouffement éclata. Pas un rire franc. Un son bref. Suffisant. L’humiliation le heurta plus brutalement que la chute. Ainsi donc sa vulnérabilité passagère l’amusait. Il osait le tourner en dérision. La rage envahit ses muscles, compacte, brûlante, chassant l’embarras avec une violence salutaire. Son regard devint tranchant. Cette fois, le redressement ne fut ni précipité ni hésitant. Il se déploya avec souplesse, décidé à occuper l’espace. Lentement. Volontairement. Ses épaules s’ouvrirent. La colonne s’allongea. Sa respiration se stabilisa. Il n’avait rien à dissimuler. La nature s’était montrée généreuse avec lui. Il n’avait jamais eu à rougir de son anatomie, jamais eu à douter de ce qu’il offrait à la vue. Même sous la morsure piquante de l’aurore, sa virilité ne faiblissait pas, démonstration éclatante de sa solidité. Ses jambes s’imposèrent dans la neige. Maintenant il était debout, possesseur du territoire. Il ne flancherait plus. Ses poings se resserrèrent. Ses coudes s’alignèrent avec son buste. En garde, comme il l’avait appris durant son année de boxe. Mais, en redressant la tête, le paysage le frappa. Sa contenance s’effondra. Impossible. De telles forêts n’existaient pas. Ses frondaisons peintes d’une palette de teintes chaudes mêlant le prune au bordeaux se heurtaient aux mousses de saphire poussant sur les troncs. Aux abords du bois, des buissons dépourvus de feuilles et parsemés d’épines en interdisaient l’accès. Dans une confusion abyssale, son regard s’éleva au-delà de la cime des arbres. L’onde de choc le balaya, lui arrachant un recul instinctif. Le ciel venait de l’écorcher. Son œil s’ancra, rivé à l’incroyable spectacle. Trois lunes. Le sang pulsa dans ses tempes. Tout s’éclaira d’un coup. L’emprise d’une substance, hypothèse immédiate. Il se pinça la cuisse. La douleur jaillit, nette. Non. Tout était tangible. Trop tangible. La déraison, alors ? Sa lèvre supérieure se crispa. Il était trop lucide. Trop cohérent. Son attention filait déjà vers cette chimère et cet homme. Il était là, à le toiser, savourant le supplice qu’il imaginait lui infliger. Son immobilité, son silence, tout participait à l’humiliation. Ce type était coupable. Une fureur froide déferla en lui.
Il se pensait supérieur. Il se trompait lourdement. Qu’il vienne ! Il allait lui démontrer de quoi il était capable, même sous l’effet d’une drogue, même au cœur de cet univers absurde. L’inconnu ne bougea pas. Ce calme était un défi, un autre affront. Oh, il ne les craignait pas, ni sa bête ni lui. D’ailleurs, sa peur n’avait duré qu’un bref instant et il était redevenu lui-même. Qu’il montre son visage s’il avait une once d’honneur, lui n’en manquait pas. Maxence se redressa. D’un pas décidé, il avança, prêt à frapper. Le second ne s’acheva pas. Une ombre fondit. Un impact brutal. La lumière s’éteignit.


Arnwell scrutait cet être étrange avec attention. Sa chute lamentable lui arracha un rire. Le son le toucha. Elle le vit. La crispation soudaine, la brûlure dans son regard, aussitôt recouverte. La hargne s’y substitua sans transition. La rage monta d’un seul bloc, froide, dense. Voilà. L’orgueil blessé cédait toujours la place à l’agression. Le corps de l’intrus se déplia comme pour reprendre le terrain perdu. Entièrement exposé. Sa fierté transpirait par chaque pore. Ses lèvres se retroussèrent. Même ici, sur son territoire, il exhibait son entrejambe tel un étendard. Ridicule. Qu’il vienne d’ailleurs ne changeait rien. Les mêmes mécanismes gouvernaient les hommes. Dominer. Cela dit, ainsi dévoilée, cette zone laissait apparaître une pilosité surprenante. Cette abondance contrastait fortement avec la peau glabre des trylins. Sa musculature, parfaitement dessinée, roulait à chacun de ses mouvements. La posture dans ses appuis finit de la convaincre. C’était un combattant qui avait sculpté sa silhouette dans l’effort. Il leva le visage vers le ciel. La consternation le traversa violemment. Aucun enfant d’Amorg ne réagissait ainsi. Il n’était pas de ce Royaume. Trop rapidement, son regard perçant se braqua sur elle. Une onde de rage déferla de lui. Il se mit à hurler. Incompréhensible. Ce n’était pas du Mõgutika. Sa fureur le porta vers elle. Prévisible. Elle s’élança et frappa. Un coup sec, précis. Il s’écroula. Inutile de tirer l’acier.


Arnwell et Maxence se sont enfin rencontrés. Disons simplement que les présentations ne se sont pas tout à fait déroulées comme prévu. 😏 On se retrouve vendredi prochain pour la suite de leurs aventures.

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